Autour de C. S. Lewis...

George MacDonald

(1824-1905)

Cet Écossais, membre d'une branche protestantisée du fameux clan catholique des MacDonald de Glen Coe, naquit le 10 décembre 1824 à Huntly, dans la région d'Aberdeen, dans une famille paysanne très religieuse. Lui-même profondément croyant, George MacDonald eut vite d'importantes difficultés à admettre certaines doctrines calvinistes comme la prédestination, ce qui le conduisit à des théories très personnelles, en particulier sur l'universalité de la rédemption. Il étudia à Aberdeen puis à Londres afin de devenir pasteur, ce qui fut fait en 1850, où on lui confia la paroisse congrégationaliste d'Arundel. Ses opinions jugées hétérodoxes lui causèrent rapidement des problèmes avec ses ouailles, et il dut quitter sa paroisse pour, finalement, se consacrer à l'écriture et à l'enseignement.

Son œuvre romanesque « réaliste », immense et peu digeste (ses romans font rarement moins de 400 pages) est très peu connue ; on retient surtout de lui de nombreux contes pour enfants et de fascinantes œuvres de fantaisie pure, d'un style très personnel et extrêmement marquant. George MacDonald était un ami très cher de Charles L. Dodgson, plus connu sous son nom de plume de Lewis Carroll : ses enfants furent parmi les premiers lecteurs d'Alice au pays des merveilles, avant sa publication. Le style étrange de Sylvie et Bruno, dernier roman de Lewis Carroll, témoigne également de l'influence de MacDonald.

Le traitement du fantastique par MacDonald eut une influence considérable sur C. S. Lewis dans sa partie religieuse, et sur J. R. R. Tolkien dans sa partie théorique. Tolkien tient de MacDonald son idée de « mondes secondaires », qu'il a d'ailleurs considérablement développée dans un sens religieux. MacDonald est donc le précurseur lointain du courant fantastique de la seconde moitié du XXème siècle, mais son talent en la matière reste inégalé, et la qualité de son merveilleux est toujours quelque chose d'unique dans la littérature.

George MacDonald et C. S. Lewis

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Principales œuvres littéraires

Contes

Dealings with Fairies (1867)

Ce recueil contient cinq histoires : The Light Princess, l'histoire d'une princesse qui manque de gravité aux deux sens du terme, The Giant's Heart, un petit conte assez curieux et plutôt horrible, The Shadows, petite histoire onirique très bizarre, Cross Purposes, une autre petite histoire où les hommes et les fées se jouent des tours pendables et où tout se termine bien, et enfin The Golden Key, un long et très beau conte très caractéristique de MacDonald, où le temps et l'espace semblent changer de signification, et où la quête traditionnelle des héros devient chemin vers la transcendance.

At the Back of the North Wind (1871)

Diamond, petit garçon maladif d'une famille pauvre de Londres, reçoit la visite d'une femme très belle, très bonne mais aussi terrible, qui n'est autre que le vent du nord.

The Princess and the Goblin (1872)

Ce grand classique de MacDonald raconte comment Curdie, le petit mineur, sauve le royaume (et surtout la princesse) de l'invasion des gobelins qui vivent sous la montagne, avec l'aide d'une mystérieuse vieille dame qui vit seule dans une haute tour du château. Un excellent conte qui, comme la plupart des œuvres de MacDonald, contient une foule d'enseignements étonamment profonds.

The Princess and Curdie (1883)

En suite du conte précédent, Curdie doit maintenant sauver le roi menacé dans sa propre capitale par une conjuration politique, avec l'aide cette fois de bêtes étranges et monstrueuses.

Romans fantastiques

Romans réalistes

Poésie

Théologie

Autres

Sébastien Ray, 12/09/2005. Dernière modification : 15 octobre 2005.